NOS PROCHAINES ACTIVITÉS:
MAI 2021, DÉCOUVERTE DU DOMAINE “GENOELS ELDEREN”
JUIN 2021, VISITE À TORGNY
AOUT 2021, VISITE DANS LE BRABANT WALLON

Chères Amies, chers Amis,

Nous espérons que vous êtes en excellente forme et que vous traversez cette pandémie dans de bonnes conditions.  Comme vous le savez, les contraintes sanitaires en 2020 nous ont obligés à reporter notre voyage dans le Madiran.  Or, les perspectives sanitaires actuelles ne nous permettent pas d’organiser ce voyage cette année comme prévu.  Nous venons de récupérer les arrhes que nous avions versés à l’hôtel Solenca pour la confirmation des réservations ;  nous allons donc créditer tous ceux qui s’étaient inscrits pour ce voyage.

En remplacement, nous préparons des visites de domaines en Belgique, d’une part, et travaillons sur l’organisation de dîners-conférences, d’autre part.

Étant toujours dans l’incertitude quant aux dates possibles pour la fixation de ces activités, que nous programmerons en fonction du déconfinement à venir, nous pouvons d’ores et déjà décrire les grandes lignes de ce que nous prévoyons en 2021.

  • Début mai : une journée consacrée à la découverte du domaine « Genoels Elderen » près de Tongres, suivi, l’après-midi, du domaine « Vin de Liège » ou d’un autre dans la région.
  • Deuxième quinzaine de juin : une visite dans la « petite Provence belge » avec deux domaines à Torgny ;  la veille de cette rencontre, nous proposons une visite à caractère historique dans la région, avec logement, pour ceux qui le souhaitent, dans un hôtel romantique de la Semois !
  • Fin août : une visite de deux vignobles dans le Brabant wallon, dont le « Domaine du Chapitre » à Baulers et un autre, à définir, dans les environs.

En ce qui concerne les dîners-conférences, nous préparons une première présentation des vins des Côtes Chalonnaises (prolongation de la Bourgogne) en prémices à un prochain voyage à l’étranger.

Le dîner-conférence suivant sera dédié à l’Afrique du Sud et ses vins.

Dès que nous aurons plus de précisions concernant le retour à une liberté progressive de nos déplacements, nous vous communiquerons plus de détails sur ces différents événements.

Afin de vous guider dans l’évaluation d’un vin, et d’organiser, à terme, une soirée de dégustation à l’aveugle, nos Newsletters comprendront également « Le coin de l’œnophile », dont voici la première chronique.

Dans l’espoir de pouvoir vous retrouver tous très rapidement,

Vineusement vôtre…

Éric

Le coin de l’œnophile

Tout œnophile est submergé d’émotions diverses lorsqu’il découvre un vin.  C’est le cas chez soi, quand on ouvre une bouteille d’un vin que l’on ne connaît pas.  C’est aussi le cas au restaurant, surtout quand on a la responsabilité de choisir le vin.  C’est le cas quand on visite un domaine et qu’on est invité à en déguster les produits.  Bref, c’est une situation que l’on est souvent susceptible de rencontrer.  Il est alors agréable, et valorisant, de pouvoir se faire rapidement une opinion que l’on peut espérer fondée.  Chaque personne s’intéressant au vin, comme les sympathisants de CATO, pourrait trouver un avantage à connaître quelques points de repère.

Comment savoir si un vin est bon.  Il est évidemment primordial de détecter la présence ou l’absence de défaut majeur (bouchon ou odeur désagréable due à un problème sanitaire ou à une attaque bactérienne).  Il faut ensuite évaluer l’intensité et la complexité des arômes.  Ensuite, il faut s’assurer qu’il n’y ait pas de déséquilibre significatif entre l’acidité (fraîcheur) et l’alcool (chaleur, onctuosité).  Enfin, il faut évaluer la longueur en bouche qui est une image fidèle de la qualité de la matière et de son traitement.

L’évaluation d’un vin passe fondamentalement par 3 étapes qu’il est indispensable, pour éviter les confusions d’impressions, d’aborder l’une après l’autre :

  • l’évaluation visuelle ;
  • l’évaluation olfactive ;
  • l’évaluation gustative.

Cette première chronique n’a pas pour but d’analyser tous les détails de ces évaluations.

Cela sera fait dans les chroniques suivantes.  Voici, cependant, quelques aspects qui permettront de porter un premier jugement.

  • L’ÉVALUATION VISUELLE

La meilleure façon est de pencher le verre vers l’extérieur, à environ 45°, et de le placer devant une surface la plus blanche possible (une feuille de papier blanc, une nappe, une serviette…). Il est alors plus aisé de juger de la transparence, de la limpidité, de l’éclat, de la teinte et de l’intensité colorante.  Cela peut se faire d’un seul coup d’œil, donc très rapidement.  La transparence (dont l’évaluation sera aidée par la possibilité de distinguer ses doigts placés derrière le verre) et la limpidité résultent notamment du filtrage et/ou du collage éventuellement effectués, ainsi que des dépôts liés au vieillissement.  L’éclat sera d’autant plus marqué que le taux d’acidité est élevé.   La teinte renseignera sur le vieillissement (qui dépend aussi du cépage considéré). L’intensité colorante (surtout marquée pour les vins rouges) sera l’image de la richesse en tanin (qui entraînera une sécheresse et une astringence en bouche plus ou moins marquées), ainsi que de la macération plus ou moins longue procurant de la concentration.

  • L’ÉVALUATION OLFACTIVE

Elle s’effectue en 3 étapes.  Il faut d’abord approcher son verre lentement de son nez pour repérer la distance à laquelle on commence à distinguer des arômes.  Cette distance est proportionnelle à l’intensité aromatique et à sa complexité qui sont des indices importants de qualité.  Le verre est ensuite porté au contact du nez, sans être remué.  C’est alors l’étape dite du « premier nez » qui permettra essentiellement de détecter une éventuelle odeur désagréable (bouchon, défauts sanitaires…).  Viendra ensuite l’étape dite du « second nez » qui sera précédée d’une agitation rotative du vin dans le verre pour dégager les arômes par oxydation.  Une reconnaissance approfondie des différents arômes (si toutefois ils existent) n’a, évidemment, pas sa place dans une évaluation rapide.  Cependant, il est toujours possible de détecter un ou deux arômes dominants et, en tout cas, de reconnaître si la composition aromatique est complexe ou non, ce qui est un signe de qualité.

  • L’ÉVALUATION GUSTATIVE

Il est évidemment préférable que la bouche soit « neutre » pour pouvoir goûter le vin.  Un moyen très souvent adopté consiste à mâcher un petit peu de pain préalablement.  Il est cependant primordial que ce pain ne soit pas marqué par un goût trop prononcé et il faut préférer un pain blanc dont on évite de goûter la croûte et dont on utilise seulement un peu de mie.  Il faut, ensuite, prendre en bouche une petite quantité de vin et en tapisser toutes les papilles.  Lorsque le vin est recraché ou avalé, il faut être attentif au temps qui s’écoule jusqu’au moment où les arômes disparaissent de la bouche.  Cela donne une estimation qualitative précieuse et c’est « la longueur en bouche ».  Il reste, cependant, certaines « sensations ».  Il peut s’agir d’arômes bien sûr, mais aussi de saveurs, de sensations tactiles.  Au-delà des arômes, retenez qu’il peut rester dans la bouche 3 types de sensations :

1. Ça rafraîchit, ou

2. Ça réchauffe, ou

3. Ça assèche (s’il s’agit d’un vin rouge, en tout cas)

Or, chacune de ces sensations est liée à une dominante dans le vin.

1. Si ça rafraîchit, le vin est dominé par *l’acidité*.

2. Si ça réchauffe, le vin est dominé par *l’alcool*.

3. Si ça assèche, le vin est dominé par les *tanins*.

Cette sensation donne généralement le profil dominant du vin :

  • un vin frais (on perçoit le « froid » de l’acidité),
  • un vin rond (on perçoit alors le « chaud » de l’alcool),
  • un vin tannique (on perçoit le « sec » des tanins).

Or, la qualité d’un vin est, primordialement, fonction de l’équilibre entre ces différentes caractéristiques.  Une prédominance trop marquée d’un des aspects est un mauvais signe qui peut engendrer un déplaisir lors de la consommation.  De même, l’absence de l’un d’entre eux (sauf en ce qui concerne le tanin pour les vins blancs) est un défaut.

La lecture de ces considérations prend, assurément, plus de temps que l’exécution de ces évaluations.  Il est, évidemment, souhaitable de mémoriser la procédure qui vient d’être résumée et réduite à l’essentiel, et d’essayer d’arriver à un automatisme.  Mais, en finale, quelle satisfaction d’avoir pu se forger rapidement un jugement ayant toutes les chances d’être confirmé et d’éviter les déceptions !

Michel Van Hecke